C’est repartit pour la suite du périple…
Dans un élan de bonté avec mon bon pote JV, j'ai voulu fusioner 2 post en un mais force est de constater que celui là est déjà trop colosse... je fusionnerai les 2 prochains....
Après donc 3 jours passés au Pérou, quelques constats sont à faire :
Premièrement, que ce soit à Lyon, à Santiago, à Mendoza en Argentine ou à Arequipa au Pérou, la jeune bourgeoise se sape globalement de la même manière. J’entends par là débardeurs serrés en haut, amples en bas, jean slim et petites savates en toile…
Deuxièmement, même au Pérou, il y a des meufs méga mignonnes… En effet, toutes les péruviennes ne ressemblent pas aux stéréotypes que l’on peut voire en France vendant des vêtements et des Flûtes de Pan à la braderie de Lille ou à la fête de l’Huma…
Preuve en est, voila Miss Pérou 2004 (Qui fut Miss monde…)
(…sourire béat …) Ces petites considérations étant faites, je reprends le récit du voyage…
De retour du canyon de Colca, nos petits esprits émerveillés avaient besoin de repos. Commencèrent alors quelques heures de détente, chilling out dans Arequipa avant de prendre notre bus à destination de Cuzco, bus dans lequel nous allions passer la nuit… Arrivés au terminal de bus, nous retrouvâmes les 2 Gringos (=Américains) qui avaient passé la journée en notre compagnie lors de la visite du canyon, et il s’avérait que ceux-ci embarquaient dans le même bus que nous… La raja!! (De la balle !)
Une fois le bus parti, j’eu à peine le temps de me sustenter avec le repas servi (les bus en Amérique du sud, c’est comme dans les avions : il y a une hôtesse qui apporte le repas, les couvertures…), que Morphée m’emmenait déjà dans son royaume de sérénité et de smooth attitude…
… « Fermez bien les rideaux s’il vous plait !! »… 3h du matin… il est trop tôt… Il y a de l’agitation dehors, le bus est arrêté… Que faisons-nous arrêtés à cette heure sur une route au milieu du désert… ? Mais Morphée me tient si fort dans ses bras que j’abandonne l’idée de prêter attention à l’effervescence de ce monde…
(Ni voyez aucune allusion à une quelconque révélation homosexuelle… Je me suis toujours représenté Morphée comme une très jolie femme…)
… Désormais la majorité des passagers du bus sont réveillés, il est 4h du matin…
« Fermez correctement les rideaux » continuent de nous inviter l’hôte et l’hôtesse de terre qui à ce moment précis commencent à être fébriles…
Nous n’avons pas bougé d’un pouce… j’ose un regard discret dehors, ouvrant légèrement mon rideau… Nous sommes en plein milieu d’une campagne ressemblant plus à une steppe aride mais possédant néanmoins des cultures… des gens marchent, courent au bord de la route… je referme le rideau… « Des bandes s’affrontent un peu plus loin », « Il s’agit d’une grève ? », « Mais non la grève est prévue pour demain… »… Les passagers s’interrogent, discutent… l’hôtesse n’en sait pas plus… Un couple de jeunes espagnols s’impatiente…
Soudain on entend des moteurs se mettre en marche, un bus nous dépasse, puis un autre… le trafic semble reprendre… Notre bus se meut à son tour… lentement, zigzagant sur la chaussé comme pour éviter des obstacles sur la route… on ne voit rien, les rideaux sont fermés…
… C’est alors que la « foudre » s’abat… Une pluie d’impacts frappe notre bus…
On se fait caillasser !!!
Un mouvement de panique se répand chez les passagers qui se couchent dans l’allée du bus ou par terre devant leur siège se couvrant la tête avec ce qu’ils trouvent à leur portée… Etant du coté opposé et déjà plutôt protégé sur mon siège en position allongée, je me contente de mettre mon bras enroulé dans une couverture comme protection pour ma tête…
Ces impacts semblent très puissants et font résonner la carrosserie du bus…
Cèdent alors les premières vitres… Malgré les rideaux fermés, des petites brisures vitres volent à travers le bus. La plupart des pierres sont amorties par les rideaux et tombent doucement au bord des fenêtres… Notre bus se stoppe durant 30 secondes… un moment de sursis. Il redémarre toujours zigzagant, reprennent alors de plus belle les impacts sur notre bus désormais perméable aux pierres… Certaines viennent frapper certains sièges… d’autres vitres se brisent… Je décide de m’asseoir par terre en position fœtal devant mon siège avec une couverture plié pour protéger ma tête…
( Voila lesdites pierres)
Le calme revient… le bus roule désormais droit… les passagers se relèvent…
Les hôtes de terre décidèrent de casser ce qu’il restait des vitres pour éviter que cela ne tombe sur les passagers durant le reste du trajet provoquant ainsi la colère des espagnols se sentant alors sans aucune protection… Les esprits se calmèrent le trajet repris… le soleil se leva sur une très jolie vallée de haute montagne…
… Une petite heure plus tard, le bus s’arrêta de nouveau… Un moment… Les passagers descendirent et découvrirent alors que la dizaine de bus précédant le notre avait subit le même sort.
Nouveau blocage sur la route, les paysans ne veulent pas laisser passer les bus… l’ambiance est néanmoins plus calme : pas de pierres, ils se contentent de mettre le feu à tout un versant de montagne…
(Notre bus sans vitres...)
(Le bus de devant)
On remonte la file de bus et de camions pour voir ce qui se passe… Péruviens, américains, français, allemands en profitent pour prendre le petit déjeuner sur le bord de la route…
On a trouvé un accord : les bus peuvent passer à condition que les grévistes inscrivent « Vive la grève » sur les bus…
Tout le monde remonte dans les bus et le voyage reprend… pour un moment tout d moins car un quart d’heure plus tard c’est de nouveau l’arrêt… et cette fois si les manifestants ne veulent pas laisser passer les bus… Après de longues négociations, ceux-ci acceptent que les bus avancent au pas derrière nous…
Cela donne lieu à un cortège plutôt insolite : Passagers et manifestant marchant devant les buses chantant « El pueblo unido jamas sera vencido » (http://fr.wikipedia.org/wiki/El_pueblo_unido_jam%C3%A1s_ser%C3%A1_vencido)
(Les gens marchant devant les buses)
… Le blocage se durcit alors… nous arrivâmes en effet à un autre barrage où les manifestants refusaient catégoriquement de laisser passer les bus… et ce pour 2 jours !!! (Le jour suivant étant jours de grève national) nous décidâmes alors de marcher jusqu’au village suivant : Sicuani. Nous nous mîmes en route, accompagnés par les 2 américains ainsi qu’un péruvien, Jorge, et sa mère…
(Sur la route vers Sicuani)
Au bout de 2 heures de marche, nous arrivâmes aux portes de Sicuani où, tels des réfugiés de guerre, la police local nous escorta jusqu’au centre ville dans un camion similaire à ceux employés par l’armée…
Cette histoire se termina par un petit restaurant dans la petite ville de Sicuani où nous dûmes rester toute la journée suivante pour cause de grève…
From Sicuani with Love
Crazy Mama
Béco les gnouz
Blessing
10 commentaires:
putain c'es pire que l'armenie !! c'est la guerre ton truc...keivan guerilleros de temps moderne rir, j'aime le concept. Reste ne vie quand meme histoire qu'on revoit ta tronche a la rentree...
moi j'ai pas trop compris ces histoires de greves, ya un contexte particulier au pérou pour vs vs soyez fait caillasser??
En tout cas, c'est pas ça qui va faire avancer le Pérou...
looooooool... oué c clair ca fait pas avancer le pérou...
Sinon le contexte, je crois qu'il est simple : Les prix montent, les paysan ont faim, chaque jours passent près de 1000 touristes se rendant à Cuzco par cette vallée, ils ont organisé un blocage (c'était chelou d'ailleur cette histoire car ils ont organisé le blocage la veille de la grève national et il parait que personne n'était au courant), les bus ont voulu passer... ils nous ont caillasé.
C'est pas mal ça dans le genre histoire/aventure à raconter.
T'envoies du bon baroudeur style sur la dernière photo!
bon, je sais que c'est pas l'endroit pour gueuler mais...
Jef Mion, si t'as rien a glander de tes journees, tu pourrais pas poster un truc sur ta semaine sympa en van, a surfer et a fumer avec ce maigrichon de Diams ???????
Non mais bordel, ca a 7h pas jour a rien faire et c'est meme pas foutu de pondre un post !!!!!
en plus, ca occuperait nos journees a nous...
Bon, tout d'abord, je pense que je décerne mon oscar du post le plus épique à Keivan. Wicked, j'entendais les pierre voler à travers les fenêtres de mon bureau. Je me protégeais la tête avec mon muffin double chocolat... Ca déchire, tu as du kiffer... après.
Pour le post sur la semaine diamsesque en van, ça arrive.
Merci beaucoup jeff, ca me va droit au coeur...
Tout d'abord un grand merci aux Campesinos peruanos (Paysans péruviens) sans lesquels rien de tout cela n'aurait été possible, merci a stan le plus jeune des lamas bling bling, qui me donna quelques tricks pour m'en sortir dans cet enfer péruviens... et enfin merci a vous tous qui me donnez, chaque jour que Inti (dieu du soleil chez les incas) fait, la force et l'envie d'écrire de nouveau posts... Cet oscar je vous le doit à toutes et à tous
Encore une fois un grand MERCI...
Putain je kiffe ce post!!!!! La révolution Keivan t'as du te dire après avoir vécu ça putain je viens de vivre un moment unique de ma vie!!!! Respect et pis la dernière photos ça fait trop genre le film genre le guerrier qui s'en sort avec son package sur le dos!!!!*
Enorme.
Viva la revolution
Keivan, je pense que tu vas pouvoir en faire un bouquin, comme ça tu vas pouvoir t'émanciper de ton carcan de fonctionnaire et devenir ... une vraie star !
je serai le premier à te demander un autographe mon loulou...
kiss
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