jeudi 1 mai 2008

L'Australie, ou la culture surf pour petits et grands

En ces temps de décadence politique, de scandales divers et variés et de famine mondiale, il faut bien qu'ils y en aientt qui gardent le moral. Sinon, on se foutrait tous sur la gueule, à grand renfort de claques et coups de boules. Loin de moi l'idée de renier ces problèmes fondamentaux mais après le week-end que je viens de passer, je ne peux m'empêcher d'accrocher un sourire béat à ma face de roux.
Je ne vous ai pas encore parlé en détails, me semble t-il, du bolide dont Antoine et moi avons fait l'acquisition pour une somme modique ( mais pas encore vraiment stabilisée à cause des diverses dépenses de réparations et autres formalités administratives fastidieuses qui nous incombent ). Comme un dessin vaut mieux que de longues explications, je vais vous fournir une photo de ce véhicule dantesque.
Non, ne soyez pas effrayés tout de suite, je vous rassure, nous ne le poussons que très rarement à sa vitesse de croisière et nous attachons notre harnais à chaque utilisation. A cause de sa motorisation démoniaque, nous sommes obligés de rouler à 80 ou 90 km/h si nous ne voulons pas faire le plein à toutes les stations service car ce petit bolide peut consommer jusqu'à 15 litres aux 100 km ( raisonnablement trois fois plus qu'une citadine française ). Mais bon, quand on veut la puissance de feu d'un croiseur sous le capot et une voiture de concours, il faut savoir en payer le prix.

Mitsubishi Magna Executive de 1988. Ca se passe de commentaires.

Bref, jeudi dernier ( et oui, c'était le début du week-end puisque vendredi férié et que nous avons pris un jour de congé pour les formalités administratives ), nous démarrons notre carriole et enquillons la Pacific Highway pendant 200 kilomètres vers le sud. Formalités administratives réglées ( contrôle technique raté ), nous passons la journée à surfer à Kirra. Spot australien mondialement connu si il en est. Au menu, droites millimétrées et eau transparente à 25° ( se reporter à un éventuel lexique pour les termes techniques si vous êtes intéressés ), le tout avec presque personne à l'eau. Le soleil couché, on arrête de surfer et hop, On the Road Again vers Lennox Head, quelques 60 kilomètres au sud. Nuit dans un backpackers accompagnés de quelques canettes de rhum coca. Et au petit matin, surprise...
7h04, premier réveillé, je me glisse hors du lit et parcours les 300 mètres qui nous séparaient de la plage. Là merveille, cadeau divin, bénédiction tout droit sortie du Vatican, comme si un de mes potes faisait son stage à Rome, la houle avait monstrueusement grossi pour atteindre quelques 4 mètres. Sauf qu'en Australie, à 7h04 du matin, tout le monde est quasiment déja réveillé et sur la plage.

Petite marche sur la plage avant de se mettre à l'eau. J'entends déjà les critiques me dire qu'on ne voit pas les grosses vagues...

Après avoir réveillé le père Courtin et englouti un frugal petit déjeuner, nous nous mettons à la recherche d'un endroit pour tremper nos petits culs dans l'eau et prendre quelques vagues. Mais partout où on va, c'est pas du tout le même tarif que la veille. Les spots sont peuplés de gros australiens tatoués sur des planches de la taille d'un skateboard qui prennent leur couilles entre les dents à chaque fois qu'ils prennent une vague. Pick-up garés partout, petits et vieux de sortis pour mater, et beaux-gosses blonds en train d'enfiler leur combi pour aller surfer en courant. Il est vrai que le spectacle est loin d'être désagréable. Il est 8h15, le vent souffle fort vers la mer et un soleil de plomb vous chauffe déja la couane.


Voilà ce qui pète au loin.

Quelques minutes de voiture ( devrais-je vraiment dire voiture... ) plus tard, nous arrivons à un endroit directement sorti des magazines de surf où s'est rassemblée une petite foule pour mater on ne sait quoi. Nous nous approchons avec enthousiasme et découvrons une petite troupes de mecs en train de surfer des vagues de 2 ou 3 mètres sur un point break au pied d'une falaise. Au programme, rochers et courants pour tout le monde.

Petits et grands, jeunes et vieux, rassemblés comme au Colysée


Petite vague de la série sous un soleil rayonnant.


Et là petite explication quand je parlais de prendre ses couilles entre les dents. Pour rentrer à l'eau à cet endroit, à cause des courants violents qui longent la pointe rocheuse sur laquelle nous sommes, il faut sauter dans l'eau tout au bout, à partir de rochers, le tout entre deux vagues.

Et oui monsieur, on faisait plus le malin en arrivant au volant de son pick-up...

Pour la petite histoire, nous avons cherché un endroit où nous mettre à l'eau. Et nous en avons trouvé un. Un plage gigantesque avec des vagues pas forcément moins grandes que celles la, mais juste un peu plus loin, donc qui paraissaient plus petites. Résultat, Antoine est resté prendre des petites vagues sur le bord et je suis allé essayer de surfer au large. Je me suis fais rincer comme une vieille éponge pendant 45 minutes avant d'abandonner et d'échouer pour jouer dans la mousse avec mon petit camarade...
Nous avons ensuite repris la route vers Nimbin, le village hippie, où coexistent vendeurs de weed, hippies dans les rues aux grandes fringues colorées des 60's, flics, elfes en vêtements cousus maison vendeur de produits 150% bio et junkies complètement défaits qui vendent des champignons et des space cookies. Retour à Brisbane puis house party pieds nus chez des amis de ma colloc et surf le dimanche.


Et puisque le thème de ce blog est le johnism, je ne vous laisserais pas sur votre faim. Une photo d'un magasin typique de ce petit village pitoresque qu'est Nimbin.
Et un petit fait australien : dans le Queensland, à la télé, sont diffusés des spots de publicité, payés par le gouvernement, pour réduire les bastons à la sortie des pubs et des boîtes, parce qu'apparement, ça fait beaucoup trop de victimes... Ils sont intelligents ces australiens.


Eh beh il est beau l'idéal hippie. Notez au passage le calendrier... oui, c'est bien une femme nue au milieu de pieds de weed.

7 commentaires:

Jeff a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Wouaaaa... la tu m'a envoyé du rêve sérieux....
Pas que j'ai envie de me mettre au surf... mais presque...

béco

Keiv Duss'

Anonyme a dit…

T'inkiète, niveau johnnisme ca envoie pas mal... rien que la bagnole... c'est méga johnny...

Keiv duss'

Diam's a dit…

C'est vrai que ca envoie pas mal du reve ton WE. Chez moi le sport national c'est plutot la rando et c'est tout de suite un peu moins la classe (meme si eux aussi ils viennent en pick-up)

Thiewwy a dit…

yep jef est ce ke dans le queensland la terre de f.mercury (ho ho ho) dans les spots ils évoquent les dangers liés à l'étalage de soude sur le corps pendant les soirées???? hé hé keep surfin' redhead boy ;-)

Tis

Anonyme a dit…

J'espère que t'as acheté le calendrier... Johnism oblige !

tif a dit…

Tu pourrais nous faire un petit topo sur les vagues en Australie (surtout avec ton stage...) comme ca, ca etayerais la maigre culture que tu m'a enseignée à ce sujet en regardant des films de surf kilou sur notre canap à Lyon sauf que la c'est un reportage en live !!
Tu pourrais poster de la musique comme ca l'illusion serait parfaite!